Applicateur en mousse jaune appliquant de la cire sur la surface du capot d’une voiture noire, près du phare avant, avec des mouvements circulaires visibles dans la cire.

En naviguant sur Internet, on peut trouver des informations et des avis très variés sur les cires, souvent totalement contradictoires. C’est pour cette raison que chez Sislim, en tant que fabricants chimiques, nous allons t’éclairer.

Pour commencer : qu’est-ce que la brillance ? Comment se forme-t-elle ?

Lorsque la lumière se réfléchit sur une voiture, trois phénomènes peuvent se produire :

  1. La lumière peut être absorbée et transformée en chaleur (absorption).
  2. Elle peut traverser la surface, comme dans le cas des vitres (transmission).
  3. Elle peut se réfléchir sur la peinture de la voiture (réflexion), ce qui génère la brillance.

L’effet de réflexion se produit rarement seul. Il s’agit généralement d’une combinaison des effets précédents : la peinture peut donc être chaude tout en réfléchissant une grande quantité de lumière, au point d’être éblouissante.

Comment obtenir une brillance (réflexion) parfaite ?

Cette question peut aussi être formulée autrement : comment améliorer la brillance de ma peinture ?

La théorie pour obtenir une brillance pure est très simple : il faut une surface lisse, uniforme et sans rayures ni micro-rayures.

Où la lumière se reflète-t-elle le mieux ? Sur un miroir neuf ou sur un miroir rayé et terni ? La peinture de ta voiture fonctionne comme un miroir. Cirer, polir ou réaliser tout travail de detailing sur la peinture vise cet objectif : une surface lisse et sans rayures.

Que sont les cires ?

Les cires sont un ensemble de composés similaires par leur texture et présentant certaines similitudes chimiques. Bien souvent, ce qui fait qu’un produit est appelé cire est sa texture cireuse*. Cires paraffiniques, cire d’abeille, lanoline, cire japonaise, carnauba… elles se ressemblent principalement par leur texture, tout en étant très différentes dans leur composition.

Pour mieux comprendre la composition et les types de cires, tu peux consulter Wikipedia sur les cires.

Rayon de miel avec cire et miel

Comment fonctionnent les cires ?

Les cires peuvent être définies comme une « protection invisible ». Elles forment un film sur la peinture de la voiture, comblant les irrégularités et les micro-rayures. Ainsi, plus une cire a un fort pouvoir de couverture et de remplissage, plus on dit qu’elle « masque » ou qu’elle contient davantage de « fillers ».

Comment les cires sont-elles classées ?

Les cires peuvent être classées de différentes manières : selon leur composition chimique, leur origine, leur viscosité…

La classification la plus courante se fait selon leur origine :

Cires naturelles :

Ce sont les cires issues de la nature. Elles peuvent être d’origine végétale, animale ou minérale (dérivées de fossiles ou du pétrole). Parmi les exemples les plus connus, on trouve la cire de carnauba, la lanoline ou le walrat.

Cires synthétiques :

Les cires synthétiques sont obtenues artificiellement par des procédés de synthèse. Leur production repose sur une vaste industrie proposant des milliers de formulations différentes.

Substances cireuses (CIRES D’HYDROCARBURES, ALCOOLS GRAS…) :

Certaines substances obtenues lors de la distillation du pétrole et d’autres procédés entrent dans cette catégorie. La plus connue est sans doute la cire paraffinique.

Qu’est-ce qui est mieux : une cire synthétique ou naturelle ?

Il n’existe pas de réponse universelle. Chaque type de cire possède des propriétés très différentes. Même au sein d’un même type, il existe plusieurs variantes. Par exemple, la cire de carnauba, selon son origine et son niveau de raffinage, peut varier en pureté, ce qui modifie ses propriétés, sa couleur ou sa malléabilité. Le plus pertinent est de choisir la cire en fonction de l’usage recherché.

Laquelle résiste le mieux : une cire synthétique ou naturelle ?

Si l’on compare certaines cires naturelles pures, sans modification, à des cires d’origine synthétique, on peut dire que les synthétiques sont généralement plus durables, mais seulement dans certains cas. En effet, les cires commerciales sont souvent modifiées afin d’altérer cette caractéristique et bien d’autres. Un exemple clair serait l’application d’une cire d’abeille ou de carnauba pure : en plus d’être difficiles à travailler sur la peinture, leur durabilité dépasse rarement 24 à 48 heures, tandis qu’une cire synthétique peut tenir plusieurs mois, voire des années dans certains cas.

Homme appliquant Walili Cera de Carnauba sur le capot d’une voiture rouge avec un applicateur en mousse jaune

Autres classifications :

En automobile, les cires sont également classées selon leur viscosité ou leur format :

  • Cires liquides : formats liquides ou en gel, faciles à utiliser. Cette catégorie inclut les Quick Wax (cires rapides).
  • Cires « dures » : cires à l’état solide, pouvant être d’origine naturelle ou synthétique.

Quelles sont les meilleures : cires liquides ou solides ?

Avant l’essor technologique de l’industrie pétrochimique, la viscosité ou le format d’une cire donnait des indications sur sa composition, car une texture plus liquide pouvait révéler une altération de la qualité. Aujourd’hui, grâce aux avancées technologiques, ce critère n’est plus révélateur : une cire peut être de très haute qualité, quel que soit son format.

Bouteille de UKU Cera Rápida sur le capot d’une voiture blanche pendant qu’une main gantée essuie avec une microfibre jaune

Combien de types de cires existent ?

Il existe une multitude de cires sur le marché, chacune avec des propriétés spécifiques. Voici quelques-unes des plus importantes :

Cire de carnauba :

La cire de carnauba est originaire du Brésil. Elle est extraite sous forme d’une substance gris cendré, poudreuse et friable, à partir des feuilles du palmier Copernicia cerífera.

Cette cire a connu un véritable essor à partir des années 60 dans différents secteurs industriels, notamment la chaussure et l’automobile. La cire de carnauba possède un fort pouvoir de remplissage (masquage des swirls) et offre un rendu extrêmement brillant. Utilisée à l’état pur, sa durabilité est très faible (moins d’une journée).

Cire d’abeille :

Le terme « cire » trouve son origine dans ce produit. Ce matériau est extrait des rayons de miel et utilisé à de nombreuses fins (bougies, sceaux…). Il s’agit de l’une des premières cires utilisées dans l’Antiquité.

Walrat :

Il s’agit d’un produit obtenu à partir d’un mélange de spermaceti et d’huile provenant de la tête du cachalot, pouvant être remplacé par de l’huile de baleine. Ses propriétés en font un produit idéal pour les crèmes à chaussures.

Lanoline :

La lanoline est l’une des cires les plus importantes et les plus utilisées. Elle est extraite de la laine de mouton sous forme de graisse et est largement utilisée dans la fabrication de nombreux produits lustrants et de certains polishs à base d’eau. Elle est toutefois particulièrement prisée dans l’industrie cosmétique.

Cire de coton :

Très proche de la précédente, elle est extraite du coton. Chaque fibre de coton ne contient qu’environ 1 % de cire.

Son principal atout est sa résistance à des températures plus élevées par rapport à d’autres cires.

Elle peut s’intégrer facilement avec d’autres cires grâce à son comportement et à sa résistance.

Copernicia cerífera

Conclusion :

Le monde des cires regroupe une grande variété de produits et donc de possibilités. Dans cet article, nous avons seulement présenté certaines des plus connues, accompagnées de leurs principales propriétés. Il existe toutefois une vaste gamme de cires aux propriétés et affinités chimiques très diverses.

Notes explicatives :

*Texture cireuse : Définie à l’origine comme la texture de la cire d’abeille, caractérisée par un toucher à la fois gras et sec. Polishes A. Davidson et B.M. Milwidsky. CRC PRESS CLEVELAND 1968